AMOUREUX

amoureux

Photo par PATEROV

Si tu étais amoureux d’elle, chacun de tes mots réveillerait son cœur.
Si tu étais amoureux d’elle, chacun de tes gestes adoucirait ses larmes.
Si tu étais amoureux d’elle, chacune de tes pensées la réconcilierait avec elle-même.
Si tu étais amoureux d’elle, ton respect la ferait resplendir.
Si tu étais amoureux d’elle, tout ton corps se volatiliserait à son contact.
Si tu étais amoureux d’elle, tes yeux flamboieraient avec les siens.
Si tu étais amoureux d’elle, tu n’aurais aucune hésitation.

Si tu étais fou d’elle, tu saurais attendre. Tu saurais l’aimer. La bercer. L’enivrer. La regarder dormir.
Si tu étais fou d’elle, tu te noierais dans ses yeux. Dans sa peau. Dans son odeur. Dans sa chaleur.
Si tu étais fou d’elle, tu saurais exactement où elle est. Où elle va. Ce qu’elle fait. Ce qu’elle veut.
Si tu étais suffisamment fou, ton âme serait rebelle, et elle t’emmènerait loin avec elle, par elle, avec toi, par toi.
Si tu étais suffisamment fou d’elle, tu saurais que toutes tes pensées sont les siennes. Que toutes ses pensées sont les tiennes.

Et si toi tu étais amoureuse de lui, tu saurais le guider, le soutenir, le réjouir.
Si tu étais suffisamment folle de lui, tu saurais le chérir, sans jamais le tenir, sans jamais l’étouffer. De loin, en patience.
Si tu étais suffisamment folle, tu saurais mourir en silence, pour lui.
Même si la mort n’est que dans ta tête.
Même si elle n’existe pas.

Et si tu étais complètement folle de lui, tu saurais aimer tout le monde à travers lui.
Faire l’amour avec lui, comme tu fais l’amour avec l’Univers.
Et si lui était suffisamment fou de toi, il te réchaufferait dans ses bras, comme il réchauffe un oiseau qui se noie.
Et si tu étais suffisamment folle de lui, tu te réfugierais dans ses bras, comme on se repose après un long départ dans les bras de son bien-aimé.

Et si vous vous aimez suffisamment tous les deux, alors, l’Univers entier vous unit, dans une mélodie sans fin, et sans arythmie.
Vos notes de musique sont les mêmes, produisant la même chanson, que vous chantez ensemble.
Et dans cette danse, l’âme agit, dans la magie des alliances, qui jamais ne se distancent…

Dans ce moment limpide, où vos âmes se mêlent, vos regards se cherchent et s’emmêlent, se perdent et s’abandonnent,
Vous savez qu’en étant fous l’un de l’autre, vous êtes profondément vivants, vibrants et aimants.

Valérie Mautin

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