LES LIMITES

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Le sujet sur les limites est chaud.
Voyons plutôt.

Sentez-vous que les gens ont l’avantage sur vous ou utilisent vos émotions à leur profit ?

Vous sentez-vous toujours le besoin de sauver les gens, ou de réparer leurs problèmes pour eux ?

Vous trouvez-vous souvent dans des débats sans fin, et des disputes inutiles ?

Vous trouvez-vous bien plus investi ou attiré par une personne que vous ne devriez, en regard du peu de temps que vous la connaissez ?

Dans vos relations, les choses sont-elles étonnantes ou horribles, et jamais dans le juste milieu ?
Et alors vous rompez, vous retrouvez, tout le temps dans un laps de temps de quelques mois, régulièrement ?

Dites-vous toujours à vos amis combien vous détestez le drame, et vous vous retrouvez toujours en plein drame ?

Vous retrouvez-vous toujours à vous défendre de problèmes que vous ne croyez jamais être de votre faute ?
Si vous répondez oui à peu de questions ci-dessous, vous avez du mal à mettre des limites.
Si la majorité de vos réponses est oui, alors, non seulement vous avez énormément de mal à poser vos limites, mais en plus vous avez des problèmes personnels ailleurs dans votre vie.
QU’EST-CE QUE LES LIMITES PERSONNELLES ?

Prendre la responsabilité de vos propres actions et émotions, pendant que vous ne prenez PAS la responsabilité des actions et des émotions DES AUTRES.

Les personnes qui ont des limites personnelles très appauvries oscillent entre deux niveaux : ou ils prennent trop de responsabilité pour les émotions et actions d’autrui, ou bien ils attendent QUE LES AUTRES prennent bien trop la responsabilité de LEURS propres émotions et actions.

Bien évidemment, ce genre de relation ne dure pas longtemps.

Voici des exemples de manques de limites :
Tu ne peux pas aller voir des amis, ça me rend jaloux/se – tu dois rester à la maison avec moi.

Je ne peux pas sortir avec vous ce soir… Ma copine (copain) serait vraiment furax.

Mes collègues sont idiots, je suis toujours en retard, car je dois leur mâcher le travail avant de partir.

Je voulais prendre ce job dans le sud, mais ma mère n’aurait jamais voulu que j’aille si loin.

Ah non, je ne peux pas sortir avec toi, j’ai une amie qui devient vraiment jalouse si j’ai un copain et pas elle.

Exemples typiques de ceux qui prennent sur eux les émotions d’autrui.
Ce qui va changer leur comportement.
Du coup, vous ne forgez absolument pas votre propre identité.

Par exemple, vous faites du judo, et vous rendez coupable votre prof de votre manque de progrès.
De plus vous vous rendez coupable d’être absent tandis que votre mari ou femme vous attend à la maison.
Le judo devient ce que vous faites mais non ce que vous êtes.
Vous cherchez l’approbation sociale…car vous blâmez le prof…ce n’est plus ce que vous vouliez vraiment faire…cela devient inauthentique….c’est seulement un désir de paraitre…
Et votre comportement devient carrément répulsif parce qu’il devient dépendant de ce qu’en pensent les autres.
Lorsqu’il s’agit de la famille, c’est encore pire.
On peut jeter n’importe qui, un divorce est à un coup de fil près, ou douze, mais on ne peut pas jeter les parents.

Si vous avez des problèmes de limites dans votre famille, il est très vraisemblable que cela se répercute dans vos relations intimes.
Et ces relations vont vous aider à réparer les relations parentales.

Sachez que les montagnes russes, on se retrouve, on se perd, on se retrouve dans le l’euphorie, on se reperd dans le drame, sont le signal de relations co-dépendantes, dont aucun des protagonistes ne sont capables de limites saines et solides.

Ce sont des relations très basées sur le besoin.
D’affection.
D’amour.
Afin de les recevoir, ils sacrifient leur identité, et repoussent sans cesse leurs limites.

A préciser : Plus ils repoussent leur identité et leurs limites, moins ils sont attirants pour les autres.

Les gens qui blâment les autres pour leurs émotions et leurs actions, croyant qu’ils puissent rejeter la responsabilité sur autrui, pensant que cela va leur octroyer l’amour des autres, se posant en victime, pensent qu’ils en obtiendront un sauveur.

Et les gens qui prennent ces blâmes, leur accordant crédit, veulent sauver.
Ils pensent qu’ils peuvent réparer, et si c’est leur partenaire, on y va, ils auront enfin l’appréciation qu’il ont toujours attendue.

Ce genre de personnes sont toujours attirées.
Ils vont très bien ensemble.
Relations parentales fixées de façon primordiale sur le besoin QUI DOIT ÊTRE COMBLÉ PAR L’AUTRE.
Pauvre limites et besoins.
Evidemment, personne n’y arrive.
Le besoin s’agrandit au contraire.
Et les limites diminuent de plus en plus, comme l’amour de soi, qui descend en flèche.
La victime crée de plus en plus de problèmes à résoudre et les sauveurs résolvent résolvent, mais l’amour et l’appréciation ne sont JAMAIS transmis, JAMAIS compris, JAMAIS APPRIS.

Le sauveur ne sauve pas parce qu’il se soucie du problème.
Il sauve en pensant que ça va lui attirer l’amour de l’autre.
Et il n’y a rien de plus rébarbatif pour les autres comme pour soi, et acte d’auto-sabotage.

Aimer la victime c’est vraiment dire : Ecoute, tu blâmes les autres pour tes problèmes, mais arrête. Répare. Tu es capable.
Cela EST AIMER la victime.

Pour la victime, aimer le sauveur serait dire : Ecoute, ceci est MON problème, tu n’as pas à le réparer pour moi.
Ceci serait AIMER le sauveur.

Mais ce n’est pas ce qui se passe habituellement.
Les victimes et les sauveurs montent sur leurs grands chevaux ensemble.
C’est comme une drogue…et lorsqu’on les présente à des gens qui ne jouent ni les victimes, ni les sauveurs, ils prennent la fuite, par « manque d’atomes crochus »
Ils passent leur chemin, parce que la sécurité de quelqu’un qui a des limites solides ne comble pas du tout le manque de limites émotionnelles d’une personne qui a tout le temps besoin des autres.
Les victimes sont des attachés-anxieux.
les sauveurs refusent les attachants.
En tout cas, les deux refusent l’attachement qui sécurise.

Pour les victimes, la plus dure chose au monde est de se RENDRE responsable de leurs sentiments et de leur vie, et non pas les autres.
Ils ont passé toute leur existence à croire qu’ils DOIVENT blâmer les autres pour ressentir l’intimité et l’amour, alors lâcher cela, est terrifiant pour eux.

Pour le sauveur, la plus dure chose au monde c’est d’arrêter de vouloir réparer les problèmes des autres, et les forcer à être heureux et satisfaits de leur vie.
Pour eux, c’est la seule façon de sentir exister, aimés, se sentir utiles, et lâcher cela est terrifiant pour eux.
Le travail est d’édifier l’amour de soi.
Arrêter un comportement de DEMANDE.
A PROPOS DU SACRIFICE

Le point à saisir est de comprendre que lorsque vous avez quelqu’un auquel vous tenez, vous lui faites plaisir parce que VOUS LE DÉSIREZ VRAIMENT, et non parce que vous VOUS SENTEZ OBLIGÉS DE LE FAIRE PAR PEUR DES CONSÉQUENCES SI VOUS NE LE FAITES PAS.

On en revient toujours au moment crucial de l’amour inconditionnel : Vous faites les choses SANS RIEN ATTENDRE EN RETOUR.

Si vous appelez votre amoureux(se) tous les jours en le/la haïssant parce qu’elle/il prend votre indépendance, et que vous êtes terrifiés de la réaction de l’autre si vous ne le faites pas, VOUS AVEZ UN PROBLÈME DE LIMITES.
En revanche si vous avez vraiment l’amour dans le coeur, alors, faites-le.

Comment savoir si problème de limites il y a ? Simple :
Demandez-vous : SI je ne le fais pas, est-ce que la relation change ?
Si vous pensez que oui, alors c’est MAUVAIS SIGNE.
Si les conséquences ne sont pas plaisantes, mais que vous pensez pouvoir stopper votre action sans vous sentir vraiment différent vous-même, alors là est le bon signe.

C’est simple.
Si tu fais une chose, sans avoir peur des conséquences, tu n’attends rien, donc, et il n’y a pas de répercussions.
Un personne sûre de ses limites n’est pas effrayée par les caractères, les conflits, ou les heurts.
Une personne qui n’a que très peu de limites est terrifiée par tout cela.
Une personne avec des limites solides comprend qu’il est très difficile que deux personnes s’accordent à 100% et correspondent à tous les désirs et besoins de l’autre.
Cette personne comprend qu’elle peut heurter parfois, mais alors elle sait comment l’autre peut se sentir.

Une personne avec des limites solides, sait qu’une bonne relation ce n’est pas vouloir contrôler les ÉMOTIONS de l’autre, mais bien mieux de SE réconforter l’un l’autre, S’épauler, dans leur chemin, et leur croissance de réalisation personnelle.

Article traduit de l’anglais par moi-même.
Dont voici le lien original : https://markmanson.net/boundaries
Photo par Marcos Rodriguez.

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